Service de coopération et d’action culturelle (SCAC)

Présentation

Laurent BARBOT

Conseiller de coopération et d’action culturelle (COCAC), chef du Service de coopération et d’action culturelle (SCAC), directeur de l’Institut Français de Guinée (IFG)

- Ghislain POISONNIER

Attaché de coopération Gouvernance, démocratie et Etat de droit

- Nawal BEN ZEMOURI

Attaché de coopération universitaire et directeur-adjoint de l’IFG

- Yann GIRAUD

Attaché de coopération pour le français,la francophonie, la politique du livre et les débats.

- Martine VALLEJO
- Mabinty MARA

Secrétaires du SCAC (Tél : 621 00 00 10)

Le Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) est responsable de l’instruction et de la mise en œuvre de programmes franco-guinéens de coopération culturelle, éducative, scientifique et technique.

L’accord de coopération entre les Gouvernements de la République française et de la République de Guinée date du 26 juin 1979. La dernière session de la commission mixte s’est réunie à Conakry les 22 et 23 novembre 1999.

La France est traditionnellement le premier partenaire bilatéral de la Guinée. L’aide française - tous guichets confondus - s’est élevée à environ 1.300 M€ depuis 1984, mais depuis quelques années elle est nettement orientée à la baisse. D’une manière générale, cette tendance se retrouve chez les autres bailleurs de fonds : les montants de l’aide publique internationale au développement en Guinée ont été divisés par 3 sur la période 1992-2001(excepté pour l’USAID qui progressivement s’installe comme le premier partenaire bilatéral de la Guinée).

Pour le SCAC, les enjeux de notre coopération et de notre action culturelle portent principalement sur les trois points suivants :

  1. l’amélioration de la bonne gouvernance et du débat démocratique ;
  2. l’amélioration du cadre social et économique pour tendre vers l’accomplissement des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et en vue de limiter la pression migratoire ;
  3. la promotion de la diversité culturelle et de la place de la francophonie.

Un Document Cadre de Partenariat (DCP) entre la France et la Guinée définit, dans le prolongement de l’action passée et à l’appui du Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté de la Guinée, les secteurs d’interventions prioritaires pour la période 2005-2010 :

-Les secteurs de concentration OMD sont au nombre de trois, hiérarchisés comme suit : l’éducation, l’agriculture et la sécurité alimentaire, l’eau et l’assainissement. Ces trois priorités mobiliseront 80 % des de l’aide bilatérale consacrée aux OMD. Les 20 % restants permettront de réaliser des actions dans le secteur des infrastructures, notamment en matière d’aménagement urbain et de transports, la santé ou l’environnement. Ces différents domaines de coopération relèvent essentiellement de l’AFD.
-Les secteurs transversaux sont au nombre de trois : la gouvernance, l’enseignement supérieur et la recherche, et enfin la promotion de la diversité culturelle. Ces domaines de coopération relèvent plutôt du SCAC.

Le SCAC assure également la tutelle du Centre Culturel Franco-Guinéen (CCFG), du Lycée Albert Camus de Conakry (LAC), et du centre Médico-Social (CMS) de l’Ambassade.

Le Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) de l’ambassade de France à Conakry est également responsable de l’instruction et de la mise en œuvre des actions de coopération culturelle, éducative, scientifique et technique avec la Sierra Leone. Son action est relayée par l’antenne diplomatique française à Freetown.

La Coopération par thématique d’intervention

Promotion de la langue française

Langue officielle de l’Etat, le français n’est maîtrisé que par une faible proportion de Guinéens, même si l’on estime à 40 % de la population le nombre de locuteurs francophones. De plus, la qualité de l’enseignement de la langue française en Guinée s’avère de plus en plus médiocre en ce qui concerne les jeunes.

Dans ce contexte, la stratégie du SCAC consiste à promouvoir une valorisation de la francophonie intégrant diverses actions en faveur du français dans les différents projets de développement en cours.

Quelques actions spécifiques sont programmées chaque année en termes de formation (stages), d’invitations (par exemple, pour renforcer la présence de la Guinée dans les instances francophones) ou de consolidation du tissu associatif francophone susceptible de concourir à la promotion de la qualité du français (subvention à l’association guinéenne des professeurs de français, appui à l’émergence d’associations d’anciens boursiers).

Cependant, il faut souligner que l’essentiel des activités du Poste en faveur de la diffusion du français et de la promotion de la francophonie s’inscrit dans le cadre des actions et projets de développement en cours, en particulier :

-appui à l’enseignement supérieur (prochain projet d’appui à la modernisation de l’enseignement supérieur, dont un volet porte sur le renforcement du niveau de langue française dans les universités guinéennes),
-actions transversales prévues avec le projet FSP d’appui au livre et à l’édition,
-subvention au Centre Culturel franco-Guinéen qui, entre autres activités, organise des cours de langue française pour les non francophones ;
-actions menées en partenariat avec des associations et ONG guinéennes dynamiques du type "Club des Amis du Livre", "Les Amis du Futur", centre WAKILI ;
-actions de formation en faveur des journalistes ;
-rôle du Lycée français de Conakry.

Promotion de la diversité culturelle

Au plan culturel, la Guinée apparaît comme un pays enclavé peu connu à l’extérieur et encore trop isolé. La nécessité d’un développement des échanges avec l’extérieur, notamment en valorisant les manifestations culturelles s’adressant aux jeunes, l’absence d’autres bailleurs de fonds dans ce secteur et les menaces pesant sur le patrimoine culturel existant et non mis en valeur, sont autant de facteurs justifiant une intervention de l’aide française. Dans le même temps, l’aide française se doit d’accompagner le processus de libéralisation des ondes engagé par les autorités guinéennes, d’autant qu’une amélioration de la qualité des médias peut jouer un rôle essentiel dans les possibilités d’expression et de structuration de la société civile.

Aux côtés de la Commission Européenne, il s’agit pour le SCAC de contribuer au développement de ces échanges à travers l’élaboration et/ou la mise en œuvre de politiques culturelles, une valorisation accrue des initiatives locales, des apports culturels extérieurs, français notamment, et surtout une amélioration de la communication culturelle, économique et sociale. Cette stratégie est mise en œuvre en concertation avec les autorités nationales, les professionnels, les ONG spécialisées et les bailleurs (PNUD, Commission Européenne, Etats-Unis). Quatre assistants techniques, dont un volontaire international, sont en charge du secteur.

Les principales actions menées par le SCAC

-Le développement culturel et artistique : contribution à l’élaboration d’une politique sectorielle, identification et montage de partenariats institutionnels nord-sud, appui au fonctionnement et aux évolutions du Centre Culturel Franco-Guinéen, soutien à des manifestations culturelles se déroulant à Conakry et à l’intérieur du pays (festivals, concours, spectacles musicaux ou de théâtre).
-L’appui à la lecture et à l’édition : un projet FSP (535.000 €) appuie la création et l’équipement de 9 bibliothèques à Conakry et à l’intérieur du pays, ainsi que la mise en place d’aides à la production littéraire (subventions aux éditeurs).
-L’appui à la jeunesse et au sport : un projet FSP d’un montant de 863.000 €) porte sur la rénovation de 6 maisons des jeunes et/ou plateaux sportifs, le développement d’un programme de formation des cadres, et le financement de 30 micro-projets créateurs d’emplois et générateurs de revenus, présentés par des associations de jeunes.
-La communication économique et sociale : appuis en formation et en petits équipements à des journalistes et techniciens du secteur, identification et démarrage d’un projet FSP axé sur le renforcement de la professionnalisation des médias et des acteurs concernés ;
-La réduction de la fracture numérique : poursuite du projet « ADEN » avec l’ouverture de 3 nouveaux centres à l’intérieur du pays en 2006 pour faciliter l’accès à l’information numérique et à l’internet.

Enseignement supérieur

L’enseignement supérieur guinéen est en pleine mutation. L’accroissement des effectifs, ainsi que l’ouverture de nouveaux établissements et de nouvelles filières, nécessitent une modernisation qui permette aux universités guinéennes de se conformer à des normes internationales, de rajeunir et qualifier le corps professoral, de se doter en moyens d’enseignement décents, d’améliorer le niveau en Français (langue officielle du pays) des étudiants et surtout de favoriser l’insertion socio-professionnelle des diplômés. La mise en œuvre de cette politique mobilise, au sein du Programme Education Pour Tous (EPT) les moyens du volet enseignement supérieur financé par la Banque mondiale.

La demande faite à la France porte plus particulièrement sur la qualité (formation des formateurs, partenariats avec les universités françaises), le basculement vers le système LMD et le développement des filières professionnelles.

La stratégie du SCAC consiste à privilégier la formation des formateurs, et essentiellement celle des jeunes enseignants chercheurs, à travers un ensemble d’actions comprenant :
- La mise à disposition de deux assistants techniques.
- La programmation de bourses de Master et de Doctorat en France.
- Le financement de partenariats nord-sud avec des universités françaises : près d’une dizaine d’universités françaises sont engagées dans des accords inter-universitaires avec les Universités de Conakry et de Kankan : Franche-Comté, Evry, Lille 1, Paris 1, Strasbourg, Toulouse Paul Sabatier et Toulouse Le Mirail.
- Un appui à la formation à distance en faveur du centre d’accès à l’information de l’Agence Universitaire de la Francophonie implanté à l’Université de Conakry.
- Le démarrage d’un nouveau projet FSP d’appui à la modernisation de l’enseignement supérieur guinéen (AMES, d’un montant de 750.000 €) : sa finalité est l’amélioration de la qualité des enseignements et des apprentissages, en complémentarité avec les actions prévues dans le volet enseignement supérieur du Programme EPT. Les objectifs du projet sont de renforcer la professionnalisation (ouverture de 3 cycles de licence professionnelle) et de répondre aux importants besoins en formateurs résultant du vieillissement du corps enseignant et de l’émergence de nouveaux établissements (ouverture de 3 cycles de Master). La modernisation de l’enseignement supérieur guinéen sera accélérée par le rôle pilote que va jouer le projet au niveau de l’adoption du système LMD. Enfin, le projet interviendra sur le plan de la qualité en facilitant le suivi de l’ensemble des activités de l’enseignement supérieur et contribuera à améliorer le niveau en français des étudiants de premier cycle.

En plus de cette stratégie d’appui aux institutions locales d’enseignement supérieur, et compte tenu du nombre importants d’étudiants guinéens désireux de s’inscrire en premier cycle universitaire en France, il semble également très utile pour la formation de ces futures élites de relayer localement les efforts de promotion de l’offre de formation supérieure en France faite par l’agence Edufrance.

Recherche

A l’image de bien d’autres administrations du pays, la recherche publique guinéenne souffre de difficultés structurelles : vieillissement des cadres (arrêt des recrutements de fonctionnaires depuis le début des années 90), grandes difficultés en matière de communication et d’énergie (liées à l’état général du pays en la matière), déficit d’organisation administrative, faible dotation budgétaire.

Avec pour objectif le renforcement des capacités de la recherche guinéenne, l’action du SCAC repose sur un partenariat avec les principales institutions de recherche du pays datant de plus de 10 ans et mobilisant la recherche française (CIRAD et IRD).

La mise en œuvre de l’intervention du SCAC s’articule autour du projet FSP d’appui à la création d’un système national de recherche agronomique, zootechnique et halieutique (1.600.000 €), qui vise le renforcement institutionnel et scientifique de l’Institut de Recherche Agronomique de Guinée (IRAG) et du Centre National des Sciences Halieutiques de Boussoura (CNSHB), et qui a pour finalité la création d’un système national de recherche agronomique et halieutique à travers l’instauration d’une dynamique de concertation entre les acteurs de la recherche.

Au niveau de l’IRAG et du CNSHB, l’aide française apporte ainsi un appui institutionnel conséquent (formation de jeunes chercheurs, désenclavement numérique, finalisation de procédures de gestion, mise en réseau des établissements de recherche, en Guinée et avec leurs partenaires scientifiques et financiers) et permet le financement de projets de recherche portés par ces institutions (une vingtaine de projets en 2006).

En lien direct avec le FSP, il s’agit également de renforcer des compétences scientifiques par un programme de bourses d’études permettant à la Guinée de disposer de jeunes docteurs, notamment dans des domaines aujourd’hui peu investis (économie des filières, sociologie), en plus des disciplines scientifiques classiques (agronomie, sciences halieutiques).

La mise en œuvre du projet FSP mobilise un total de 4 postes d’assistants techniques, 2 postes CIRAD et 36 hommes-mois de missions courte durée de l’IRD.

Lutte contre la pauvreté

La stratégie retenue par les autorités guinéennes dans le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP), qui date de 2002, s’articule autour de trois axes : accélération de la croissance économique s’appuyant sur des secteurs porteurs (agriculture, ressources naturelles et environnement), développement des services de base et accès équitable à ces services (éducation, santé, SIDA), amélioration de la gouvernance et renforcement du cadre institutionnel et humain (participation et responsabilisation des bénéficiaires).

Ces priorités sont prises en compte dans les interventions du SCAC, qui s’articulent selon trois axes :
- appui à la mise en œuvre des stratégies sectorielles,
- appui à la société civile,
- contribution, aux côtés des autres partenaires, à une amélioration de l’efficacité de l’aide, particulièrement au sein des cadres de concertation existants ou émergents (éducation, santé, agriculture, gouvernance, ONG, communication).

* Appui à la mise en œuvre des stratégies sectorielles

Concrètement, la mise en œuvre du DSRP et l’achèvement des opérations de transfert SCAC/AFD liées à la réforme de l’aide française se traduisent comme suit :

- Education : les appuis du SCAC cessent en 2006, au terme des contrats des 4 assistants techniques implantés à Conakry, Kankan, Labé et N’Zérékoré. Les dernières interventions du SCAC en matière d’éducation auront porté sur le pilotage institutionnel et la bonne gouvernance du secteur, notamment des structures déconcentrées du ministère en charge de l’éducation (inspections régionales), et sur une participation aux actions menées dans le cadre du programme EPT. Dans ce secteur (éducation primaire et secondaire, post-primaire, enseignement technique et formation professionnelle), le désengagement du SCAC est total.

- Agriculture : le programme d’actions du SCAC comprend des bourses d’études et des stages destinés aux agents des services publics, ainsi que des subventions qui devraient permettre de finaliser trois chantiers : l’élaboration de la lettre de politique de développement agricole, la mise en œuvre d’une démarche qualité au sein de l’ensemble du ministère de l’agriculture et de l’élevage, une réflexion sur les dispositifs de concertation professionnels et inter-professionnels. L’année 2006 constitue la dernière étape du transfert SCAC/AFD avec la fermeture de 5 postes d’assistance technique. Le SCAC a cependant maintenu, à la demande des autorités guinéennes, une assistance technique de haut niveau (3 postes) chargée de les accompagner dans la conduite de réformes ciblées (politique agricole, démarche qualité, dispositifs de concertation).

- Santé : le SCAC, qui s’est partiellement désengagé de ce secteur avec le transfert d’un projet FSP et de deux postes d’assistants techniques, poursuit ses actions en matière de formation supérieure (bourses CESAMES, AFS, Masters) et participe aux actions menées dans le cadre de la lutte contre le SIDA en veillant à la meilleure coordination des partenaires et à la mobilisation des fonds disponibles. Une assistance technique de haut niveau (2 postes) a été maintenue sur deux thématiques (ressources humaines, SIDA).

- Environnement : la nécessaire mise à niveau des agents du ministère de l’environnement (structure récente) exige des efforts appuyés en matière de formation, d’où le programme envisagé par le SCAC qui comprend essentiellement des bourses d’études et de stage, des missions d’experts et l’organisation de voyages d’études. Un assistant technique est mis à disposition des autorités pour les aider à se doter d’une politique adaptée aux enjeux, notamment en matière de protection des ressources naturelles.

Dans les secteurs transférés, plus aucun projet FSP n’est donc dorénavant mis en œuvre par le SCAC. Les appuis qui peuvent être apportés sont d’ordre institutionnel ou relèvent d’actions de formation.

* Appui à la société civile

Le SCAC renforce ses appuis à la société civile guinéenne, dans la perspective d’une professionnalisation des ONG qui leur permettrait d’être associées le plus en amont possible aux programmes de réformes menés dans le pays.

Pour accompagner dans ses efforts de structuration la société civile guinéenne, qui constitue un acteur essentiel du changement, le SCAC mettra en œuvre une série d’appuis comprenant :

- Le Fonds Social de Développement (FSD) d’un montant de 1.000.000 €, avec renouvellement de l’enveloppe en 2006. Cette nouvelle enveloppe sera mobilisée pour accompagner la réalisation d’activités de développement de proximité dans les domaines social, économique et environnemental à l’initiative des porteurs de projets guinéens. Elle privilégiera les organisations à la base et devra être mobilisée en cohérence avec les actions de professionnalisation de la société civile menées dans le cadre du PCPA (cf. infra). Elle pourra d’ailleurs, dans l’attente de ce programme, financer les premières actions de structuration qui lui seront soumises.
- Le programme concerté pluri-acteurs (PCPA) en préparation depuis 2 ans avec une forte mobilisation des ONG guinéennes. D’ici à 2007, le PCPA, qui associe des ONG françaises et guinéennes, doit être adopté et financé. Il aura pour objectif de renforcer les capacités d’intervention et d’interpellation des acteurs non gouvernementaux et de promouvoir leur participation au suivi de l’initiative PPTE (pays pauvres très endettés). Les actions envisagées auront pour but de professionnaliser les ONG guinéennes (formation, valorisation des compétences, maîtrise d’ouvrage), d’accompagner leur structuration (mise en réseau, concertation), de renforcer leurs capacités transversales (vie démocratique, gestion, montage de projets, capitalisation) et d’améliorer leur représentativité.
- Des co-financements ONG : dans le cadre d’une délégation de crédits « pilote » des services centraux du Ministère français des Affaires Etrangères, le SCAC sera amené à gérer les co-financements accordés aux Organisations de Solidarité Internationale françaises évoluant en Guinée (à hauteur de 400.000 €), ce qui permettra un suivi rapproché des actions de l’aide française en appui à la société civile.
- Un programme de formations et d’expertises à destination de responsables d’ONG
- la poursuite de notre appui à la cellule d’appui aux ONG, en liaison avec l’AFVP.

Par ailleurs, dans le cadre des projets FSP mobilisateurs, l’action de la France en Guinée portera également sur la mobilisation de la diaspora au service du développement de proximité (FSP « programme cadre de co-développement »), ainsi que sur la formation spécifique à l’évaluation et à la capitalisation des micro-projets (FSP « appui au partenariat en évaluation de politiques publiques dans la ZSP »).

Gouvernance démocratique et consolidation de l’Etat de Droit

Dans le DSRP, la faiblesse de la Gouvernance en Guinée est bien identifiée comme un frein avéré et une contrainte majeure pour la réalisation des objectifs de développement économique et social du pays. Reprenant ce constat, le Document-Cadre de Partenariat entre la France et la Guinée fera de la Gouvernance la priorité n° 1 parmi les secteurs transversaux d’intervention de l’aide française.

Dans ce cadre, la stratégie du SCAC consiste à aider nos partenaires, notamment les administrations dites régaliennes, à se moderniser et à améliorer leurs capacités de gestion et de maîtrise d’ouvrage.

En matière de gouvernance financière, il s’agit de continuer à appuyer les réformes visant à améliorer le circuit de la dépense publique et à mobiliser les ressources fiscales et douanières, en recherchant la plus grande complémentarité avec le FMI (dispositif AFRITAC), la Banque mondiale et la Commission Européenne. Dans ce domaine, l’essentiel des interventions du SCAC relève de la mise en œuvre du projet FSP d’appui aux administrations économiques et financières (1.218.500 €) avec le concours d’une équipe de 4 assistants techniques affectés au ministère de l’économie et des finances (formation, contrôle de la dépense, recettes fiscales et douanières). Le projet vise à renforcer les capacités institutionnelles de ce ministère par le biais d’actions de formation et d’optimisation de la gestion des ressources humaines, et par des appuis ciblés auprès des directions nationales des impôts, des douanes et du contrôle financier.

En matière d’appui au secteur judiciaire et à la promotion de l’Etat de Droit, le SCAC, en liaison avec le PNUD, renforce son action en 2006 avec la préparation et la mise en œuvre programmée d’un projet FSP (1.500.000 €) et avec le concours d’un assistant technique. Le projet FSP va permettre au Ministère de la Justice de réaliser son plan triennal d’action, notamment en ce qui concerne la formation des magistrats et greffiers, le suivi et l’évaluation des performances du système judiciaire guinéen en appui à l’Inspection Générale, et la sécurisation juridique des activités économiques et commerciales. Le SCAC reste également en contact avec l’OHADA en ce qui concerne l’amélioration de l’environnement des affaires

En matière de sécurité civile et de sûreté des transports aériens, le SCAC, avec le concours technique du SCTIP, appuie le gouvernement dans sa politique de renforcement des capacités. Les principales actions menées concernent la formation des personnels de l’aviation civile, la formation continue en police technique, scientifique et judiciaire.

En matière de réforme de l’Etat, le SCAC met l’accent, de manière complémentaire aux programmes d’autres partenaires au développement (PNUD, Commission Européenne), sur le financement de programmes de formation en partenariat avec des opérateurs français ou de la sous-région (ENA, Institut FORHOM, CESAG) au bénéfice des administrations régaliennes (Affaires Etrangères, Coopération, Fonction Publique, Primature, BCRG).

Enfin, en coordination avec les autres bailleurs (Banque mondiale, Commission Européenne), l’aide française accompagne le processus de décentralisation engagé, notamment en soutenant les programmes de coopération décentralisée entre collectivités locales guinéennes et françaises, ainsi que les dynamiques sous-régionales ou internationales existantes. Ainsi, sont généralement mobilisés un certain nombre d’appuis complémentaires aux programmes de coopération décentralisée en cours (Loire-Atlantique / Kindia, Charente-Maritime / Boffa, CG du Nord / Région de Mamou, Sicoval / Labé) portant sur la formation des élus et cadres déconcentrés.

Le dispositif d’assistance technique en charge de la gouvernance comprend six postes : 4 postes au ministère de l’économie et des finances , 1 poste auprès du ministère de la justice et 1 poste partagé entre la direction nationale de l’aviation civile et la direction centrale de la police de l’aire et des frontières.

Organisation du SCAC

Le personnel du SCAC comprend un chef de service, un conseiller culturel adjoint, deux attachés de coopération et quatre secrétaires. L’une d’entre elles s’occupe plus particulièrement du secteur des bourses et stages de formation et de l’accueil des étudiants guinéens.

Pour mieux tenir compte de la réforme de l’APD française en cours, le SCAC s’est organisé en trois pôles :
- Un pôle culture et communication, animé par le conseiller culturel adjoint, qui traite les questions de coopération relatives à la culture, la francophonie, l’enseignement supérieur et l’audiovisuel. C’est ce pôle qui assure la tutelle du Lycée français Albert Camus (LAC) et du Centre Culturel Franco-Guinéen (CCFG).
- Un pôle gouvernance, qui est en charge des dossiers de coopération portant sur la gouvernance financière,l’État de droit, la décentralisation et la coopération décentralisée.
- Un pôle OMD/société civile, qui est axé sur les appuis à la société civile, le suivi des Objectifs du Millénaire pour le Développement, la recherche et l’efficacité de l’aide.

Par ailleurs, le SCAC appuie une cellule « ONG » intervenant principalement en appui conseil aux ONG guinéennes pour le montage et le suivi de projets FSD.

Dans certains domaines, le SCAC peut mobiliser des compétences hébergées dans d’autres ambassades de la sous-région :
- santé : conseiller régional basé au SCAC de Cotonou
- développement rural et environnement : conseiller régional basé au SCAC de Dakar
- éducation : pôle régional de Dakar

Coordonnées :

avenue du commerce
B.P. 373 et 570
CONAKRY

tél : 224 621 00 00 10 - poste 1050 ou 1054

LIENS :

- ADEN : www.africaden.net
- Ambassade au Sénégal : www.ambafrance-sn.org
- Ambassade au Bénin : www.ambafrance-bj.org
- pôle de Dakar : www.poledakar.org
- CCFG : www.ccfg-conakry.org
- LAC : www.lyceealbertcamus-conakry.net

- CIRAD : www.cirad.fr/fr/le_cirad/cirad_mond...
- IRD : www.mali.ird.fr/monde/afrique.htm
- Guinée 44 : http://guinee44.fr

Dernière modification : 10/02/2017

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